69th Congregation of Procurators

Loyola, 17 - 23 September 2003

SJ

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Press Release - 23 September 2003

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69th Congregation of Procurators

S.J. Press and Information Office
N. 9 - 23 September 2003

FINAL HOMILY
Peter-Hans Kolvenbach, S.J.

The gospel with which the Lord dismisses us from Loyola, at the end of this Congregation of Procurators, could not be briefer and, at the same time, more incisive. It is, in fact, a synopsis that must be completed by reading the parallel text from Mark who clearly tells us that the mother, and brothers and sisters of Jesus want to bring Him back home and keep Him in his village, because, they say, "he has lost his senses". It is as though they are concerned and want to save Him before it may be too late. When they reach the spot where Jesus is announcing the good news, they create a paradoxical situation: Jesus' own family stands outside, while people who are strangers are seated around Him, as if at home, listening to Jesus. This is contrary to what we would, at least initially, expect.

He makes no attempt to go out to meet his relatives who are looking for him. With this gesture and the words which accompany it, he proclaims the foundation of a new family based on something other than the ties of blood relationship: the fraternity of those who listen to the word of God and fulfill it. From now on, these will be his mother and his brothers. This is a new fraternity of the Kingdom whose members, in another context, will be said to be joyful and fortunate. Our Lady is proclaimed to be “blessed” and “mother” not only because she carried Jesus in her womb but also because she will be the first to conserve carefully within her all of the words and deeds of her Son, guarding everything in her heart, with a “fiat” that was pronounced once and never retracted: "Let it be done unto me according to your word."

Each one of us, listening to the Word of the Lord, has left father, mother and brothers. Following the will of the Father, we have become “companions of Jesus” and, in our communities, “friends in the Lord”. In our day to day living, we desire that our priority not center around our work but rather on Him who nurtures our capacity to listen to His will; a will that sends us on mission to make known his design: to manifest his Son as the first born of a multitude of brothers and sisters.

Listening to the Word was the life of St. Ignatius. He ended his letters by asking that Christ our Lord might help us all with His perfect grace in order that we might always be aware of His sovereign will and accomplish it entirely (31-01-1552). For Ignatius, listening to the Word through ceaseless prayerful discernment ends in activities that do not consist in working for God -as I might wish- but in doing the work that God wishes and as God wishes.

And so, during these days this Congregation of Procurators has desired to live an attitude of obedient listening of the Word in order to discern, as companions of Jesus, where we put impediments to His calling and how we may offer a greater service to the mission of “helping souls” within the Church and within today’s world.

For Ignatius, it is not sufficient that the Society wish to serve God. His grand concern is to gather together a Society that does not desire to put into practice any other reading of the Word than one that assures that God is served in the entire Society, for His greater glory. This is why our Constitutions demand that we employ “above all, those means that join the instrument with God and dispose him so that he may be well guided by His divine hand.” (813)

This Congregation of Procurators, for which we give thanks to Our Lord in this Eucharist, has desired once again, by means of its discussions and exchanges, to put the Society totally in the hands of the Lord who serves us at table “so that his divine and most high Majesty may be served by it” (190), in spite of, or as a result of, its derisory smallness (134, 190) – a little bread, a little wine -, but even so, called to live completely in communion with the Body and Blood of their Lord for the life of the world.

= END =

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69ème Congrégation des Procureurs

Bureau de Presse et d'Information S.J.
N. 9 - 23 Septembre 2003

Homélie finale
P. Peter-Hans Kolvenbach, S.J.

L’évangile avec lequel le Seigneur prend congé de nous à la fin de cette Congrégation des Procureurs, ne pouvait pas être plus bref et, en même temps, plus incisif. A vrai dire, il s'agit d'un résumé qu’il convient de compléter par la lecture du texte parallèle de Saint Marc qui, lui, nous fait savoir clairement que la famille de Jésus, sa mère et ses frères, voulaient en fait le ramener et le garder chez eux, au village, car disaient-ils, « il a perdu son bon sens ». Comme si, inquiets, ils voulaient le sauver avant qu'il ne soit trop tard. Et lorsqu’ils arrivent à l'endroit où Jésus annonçait la Bonne Nouvelle, il se crée une situation paradoxale : sa famille, les siens, restent debout, au dehors, alors que les gens, ceux qui lui sont étrangers, sont assis à écouter Jésus, comme s’ils étaient chez eux. Exactement le contraire de ce à quoi on pouvait s'attendre.

Jésus ne fait rien pour aller retrouver les membres de sa famille qui le cherchent ; par ce geste et par les paroles qui l’accompagnent, il manifeste la fondation d’une nouvelle famille sur d'autres bases que celles des liens du sang. Il s’agit de la fraternité de ceux qui écoutent la parole de Dieu et la mettent en pratique. Dorénavant ce sont ceux-là qui seront pour lui sa mère et ses frères. C’est la nouvelle fraternité du Royaume, constituée de ceux qu’en une autre occasion Jésus proclame « bienheureux ». Notre-Dame est proclamée bienheureuse et mère non seulement parce qu’elle a porté Jésus en son sein, mais parce qu’elle sera la première à conserver avec soin toutes les paroles et les gestes de son Fils, à les accueillir en son cœur avec son Fiat, une fois prononcé et jamais repris : « qu'il m’advienne selon ta parole ».

Chacun de nous, après avoir écouté la parole du Seigneur, a laissé père, mère et frères. La mise en pratique de la volonté du Père nous a faits « compagnons de Jésus », et dans nos communautés « amis dans le Seigneur ». Dans notre pratique quotidienne, nous souhaitons que la priorité ne revienne pas au travail, mais bien à ce qui favorise en nous une écoute toujours plus grande de la volonté de Celui qui nous envoie en mission pour faire connaître son dessein : faire de son Fils le premier-né d’une multitude de frères.

Saint Ignace vivait de cette écoute de la Parole. Lorsque il terminait une lettre, il le faisait en demandant que le Christ notre Seigneur nous « aide tous de sa grâce parfaite pour que nous ayons toujours le sens de sa souveraine volonté et que nous l'accomplissions entièrement » (31-01-1552). Pour Ignace, l'écoute de la Parole, sans cesse accompagnée d'un discernement priant, devrait aboutir à une mise en pratique qui ne consiste pas à travailler pour Dieu, comme moi je le veux, mais à faire le travail que Dieu veut et comme Dieu le veut.

Ainsi, en ces jours, la Congrégation des Procureurs a voulu se mettre dans une attitude d’écoute obéissante de la Parole afin de discerner, comme compagnons de Jésus, les obstacles que nous opposons à ses appels, et la manière de pouvoir offrir un meilleur service à la mission d’ « aider les âmes », dans l’Eglise et le monde d’aujourd’hui.

En effet, pour Ignace il ne suffit pas que la Compagnie veuille servir Dieu. Sa grande préoccupation est de rassembler une Compagnie qui ne désire pas mettre en pratique l'écoute de la Parole d’une autre manière que celle qui permette à Dieu de se servir en tout de la Compagnie pour sa plus grande gloire. D'où l'exigence de nos Constitutions : recourir « avant tout aux moyens qui unissent l'instrument à Dieu et le disposent à se laisser conduire par la main divine » (813).

Cette Congrégation des Procureurs, pour laquelle nous rendons grâce au Seigneur dans cette Eucharistie, à travers ses discussions et échanges, a voulu de nouveau remettre totalement la Compagnie entre les mains d'un Seigneur qui nous sert à table, « pour que sa divine et souveraine Majesté se serve d'elle » (190), malgré ou à cause de sa petitesse dérisoire (134, 190) - un peu de pain, un peu de vin - et cependant appelée à vivre pleinement en communion avec le Corps et le Sang de son Seigneur pour la vie du monde.

= FIN =

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69a Congregación de Procuradores

Oficina de Prensa e Información S.J.
N. 9 - 23 Setiembre 2003

Homilía final
Peter-Hans Kolvenbach, S.J.

El evangelio con el que el Señor nos despide de Loyola, al finalizar esta Congregación de Procuradores, no puede ser más breve, pero a la vez más incisivo. A decir verdad, se trata de un resumen, que hay que completar leyendo el texto paralelo de Marcos. Este evangelista nos cuenta con claridad que los parientes de Jesús, su madre y sus hermanos, quieren llevárselo y retenerlo en casa, en el pueblo, porque –decían- “está fuera de sí”. Como si, preocupados, quisieran salvarlo antes de que sea demasiado tarde. Y cuando llegan a donde Jesús está anunciando la Buena Nueva, se crea una situación paradójica: la familia, los suyos, se quedan de pie, fuera; la gente, los extraños, los de fuera, están sentados, como en casa, escuchando a Jesús. Lo contrario de lo que se podría esperar.

El no hace ningún intento de salir al encuentro de los parientes que le buscan; y con este gesto y las palabras que le acompañan, proclama la fundación de una nueva familia sobre bases distintas de los lazos de la sangre: la fraternidad de aquellos que escuchan la palabra de Dios y la cumplen. Esos serán desde ahora su madre y sus hermanos; esa es la nueva fraternidad del Reino; esos son los que serán llamados, en otro momento, felices, dichosos. Y Nuestra Señora es proclamada bienaventurada y madre, no sólo porque llevó a Jesús en su seno, sino porque será la primera en conservar cuidadosamente consigo todas las palabras y hechos de su Hijo, acogiéndolos en su corazón, con un fiat pronunciado una vez y jamás retractado: “hágase en mí según tu palabra”.

Cada uno de nosotros, escuchando la palabra del Señor, ha dejado padre, madre y hermanos. El cumplimiento de la voluntad del Padre nos ha hecho “compañeros de Jesús” y, en nuestras comunidades, “amigos en el Señor”. En la práctica cotidiana deseamos que la prioridad no corresponda al trabajo, sino a aquello que haga crecer en nosotros la escucha de la voluntad de Aquel que nos envía en misión, a dar a conocer su designio: hacer de su Hijo el primogénito de una multitud de hermanos.

San Ignacio vivía de esta escucha de la Palabra. Cuando terminaba una carta, lo hacía pidiendo que Cristo nuestro Señor nos dé “su gracia cumplida para que su santísima voluntad siempre sintamos y aquella enteramente la cumplamos” (31.01.1552). Para Ignacio la escucha de la Palabra a través de un discernimiento orante sin fin, debería desembocar en una puesta en práctica que no consiste en un trabajo por Dios, tal como yo lo quiero, sino en hacer el trabajo que Dios quiere y como Dios lo quiere.

Así, en estos días, la Congregación de Procuradores ha querido estar en actitud de escucha obediente a la Palabra para discernir, como compañeros de Jesús, dónde ponemos impedimentos a sus llamadas, y cómo podemos prestar el mejor servicio a la misión de “ayudar a las ánimas”, en la Iglesia y en el mundo de hoy.

Porque para Ignacio no basta que la Compañía quiera servir a Dios: su gran preocupación es la de reunir una Compañía que no desee otra puesta en práctica de la escucha de la Palabra, que hacer que Dios se sirva en todo de la Compañía, para su mayor gloria. De ahí la exigencia de nuestras constituciones: recurrir, “ante todo a los medios que juntan el instrumento con Dios y le disponen para que se rija bien de su divina mano” (813).

Esta Congregación de Procuradores, por la que damos las gracias al Señor en esta Eucaristía, ha querido de nuevo, a través de sus discusiones e intercambios, poner a la Compañía totalmente en las manos de un Señor que nos sirve a la mesa “para que su divina y suma Majestad se sirva” de ella (190), a pesar o a causa de su irrisoria pequeñez (134, 190) –un poco de pan, un poco de vino-, pero aun así, llamada a vivir plenamente en comunión con el Cuerpo y la Sangre de su Señor para la vida del mundo.

= FIN =

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69a Congregazione dei Procuratori

Ufficio Stampa e Informazione S.J.
N. 9 - 23 Settembre 2003

OMELIA FINALE
Peter-Hans Kolvenbach, S.J.

 
Il vangelo con il quale il Signore si congeda da Loyola, al termine di questa Congregazione dei Procuratori, non poteva essere più breve, più incisivo. A dire il vero, si tratta di un riassunto, che bisogna completare con il testo parallelo di Marco. Questo evangelista ci racconta con chiarezza che i parenti di Gesù, sua madre e i suoi fratelli, vogliono portarselo e custodirlo in casa, nel loro villaggio, perché – dicevano – “è fuori di sé”. Come se, preoccupati, volessero salvarlo in tempo. Quando arrivano dove Gesù sta annunciando la Buona Notizia, si viene a creare una situazione paradossale: i familiari, i suoi, se ne stanno fuori; la gente, gli estranei, quelli di fuori, sono seduti come persone di casa e ascoltano Gesù. Ci saremmo aspettati esattamente il contrario!

Gesù non ha nessuna intenzione di uscire incontro ai parenti che lo cercano. Con questo gesto e con le parole che lo accompagnano, proclama la nascita di una nuova famiglia su basi diverse da quelle dei legami di sangue: la fraternità di coloro che ascoltano la Parola di Dio e la mettono in pratica. Da ora in poi, costoro saranno sua madre e i suoi fratelli. Questa è la nuova fraternità del Regno. Costoro sono quelli che in un’altra circostanza sono chiamati “beati”. Nostra Signora è proclamata beata e madre, non solo perché portò Gesù nel suo seno, ma anche perché sarà la prima a custodire amorevolmente le parole e i fatti di suo Figlio, accogliendoli nel suo cuore, con un fiat pronunciato una volta e mai ritrattato: “avvenga a me secondo la tua parola”.

Ciascuno di noi, dopo aver ascoltato la Parola del Signore, ha lasciato padre, madre e fratelli. Il mettere in pratica la volontà del Padre, ci ha costituito “compagni di Gesù” e, nelle nostre comunità, “amici nel Signore”. Nella nostra vita quotidiana desideriamo che la priorità non sia data al lavoro, ma a ciò che fa crescere in noi l’ascolto della volontà di Colui che ci invia in missione, per far conoscere il suo progetto: fare di suo Figlio il primogenito di una moltitudine di fratelli.

S. Ignazio viveva di questa scuola della Parola. Quando concludeva una lettera, lo faceva chiedendo che Cristo Signore nostro «voglia darci la sua grazia perfetta, per avere il senso della sua santissima volontà e per compierla interamente» (19.12.1538). Per Ignazio l’ascolto della Parola, accompagnato continuamente da un discernimento orante, dovrebbe sfociare in un’attività che non consista nel lavorare per Dio, come io lo voglio, ma nel fare il lavoro che Dio vuole e come Dio lo vuole.

Così, in questi giorni, la Congregazione dei Procuratori ha voluto mettersi in atteggiamento di ascolto obbediente alla Parola per discernere, come compagni di Gesù, dove mettiamo impedimenti alle sue chiamate, e come possiamo prestare un maggior servizio alla missione di “aiutare le anime”, nella Chiesa e nel mondo di oggi.

In realtà, per S. Ignazio non basta che la Compagnia si metta a servizio di Dio: la sua grande preoccupazione è riunire una Compagnia che non desideri mettere in pratica l’ascolto della Parola, se non perché Dio si serva in tutto della Compagnia, per la sua maggior gloria. Da qui l’esigenza di cui parlano le nostre Costituzioni: ricorrere “innanzi tutto ai mezzi che uniscono lo strumento con Dio e lo dispongono a lasciarsi guidare dalla sua mano divina” (813).

Questa Congregazione dei Procuratori - per la quale rendiamo grazie al Signore in questa Eucaristia - attraverso le sue discussioni e interscambi, ha voluto mettere nuovamente e totalmente la Compagnia nelle mani del Signore, che ci serve alla sua mensa, “perché sua divina e somma Maestà si serva” di essa (190), nonostante o proprio per la sua irrisoria piccolezza (134,190) – un poco di pane e un poco di vino -, tuttavia chiamata a vivere pienamente in comunione con il Corpo e Sangue del suo Signore per la vita del mondo.

= FINE =

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