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69th Congregation of Procurators
S.J. Press and Information Office
N. 2 - September 18, 2003
Presided over by Father General, the concelebrated Eucharist on the morning of September 18 marked the beginning of the 69th Congregation of Procurators. During the Mass, Father General pronounced this homily:
Opening Homily
P. Peter-Hans KolvenbachThe Gospel reading, with which the Lord welcomes us to this Congregation of Procurators, is a scene that St. Ignatius truly loved. He introduced it among the mysteries of the life of Christ in his Spiritual Exercises. As always, in its three points, St. Ignatius is not content to simply summarize this story, but he directs our contemplation to that which we desire: an interior knowledge of the Lord who became human for us in order that we might love him and follow him more closely (Ex. 104).
This sinful woman, who remains nameless for the evangelist, is for St. Ignatius Mary Magdalene, while Simon, who invites Jesus to share at his table, is, for St. Ignatius, only an anonymous Pharisee. Thus, one’s attention is concentrated completely upon what St. Ignatius calls the conversion of Magdalene (Ex. 282), not at all the moment of her conversion, but an incident of a life given totally to the Lord through a movement of never-ending conversion. Of all the words of the table discussion and the parable of the debtors, St. Ignatius retains only the words addressed to Magdalene praising her faith and her love. Magdalene says nothing: love ought to manifest itself in deeds more than in words (Ex. 230). In the presence of the Lord, who has been Goodness to her, Magdalene is able only to weep, kiss his feet, wipe them with her hair, and anoint them with precious ointment, intended, rather, for the anointing of his head. Her more humble gesture at the feet of the Lord does not matter; she has loved a great deal, and for this reason a great deal has been forgiven. Magdalene is reassured: “Your faith has saved you, go in peace” (Ex. 282).
In contemplating thus with St. Ignatius the mystery of an on-going conversion of a Magdalene whom the hand of Christ touches, whom his words overtake and his grace sustains, a Congregation of Procurators recalls to mind that it is not a large board of directors of a multinational corporation, but a company of men whom the Lord has chosen to continue his salvific undertaking, by making us partners in his mission in the world, not by a contract, but by a “yes” to his person. This mission of making present, among believers and non-believers alike, Christ chaste, poor, obedient, prayerful, and priest, is, as in the case of Magdalene, a question of personal relationship, of faith, and of love. This mystery is realized in us, as in Magdalene, when we acknowledge to ourselves that we are truly sinners, and, in spite of this, called to be companions of Jesus in order to proclaim to the world: the peace that comes from the Father, the gift of self for the true life of the world to which the Son witnesses, and the joy that is the fruit of the Holy Spirit.
The words of Our Lord and Magdalene’s deed, sign of a superabundance of gratuitousness, tell us that, when we are interested in the condition of the Society, we are obliged to challenge ourselves and examine our faith which saves, our love which pardons. The mission of the reconciled sinner is a mission of reconciliation: the work of faith doing justice; the free gift of the love of Christ (CG 34, 538). At what point is our faith in the mission of Christ, in its way of proclaiming the Good News today? At what point is our contemplative love of the mystery of Christ and his Church in an apostolic work, which, over and above usefulness and efficiency, preserves the gratuitousness of this ointment of great price, poured out upon the feet of Jesus out of pure love?
In celebrating this Eucharist -- the greatest token of Christ’s love (Ex. 289) --, lets us pray that this Congregation of Procurators renews the faith and love of each of us and of the whole Society, so that it may become a “society of love,” uniquely dedicated to the Father, possessed by Christ, and loved by the Holy Spirit for the salvation of our world.
(Original language: French)
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69ème Congrégation des Procureurs
Bureau de Presse et d'Information S.J.
N. 2 - 18 Septembre 2003
La concélébration eucharistique présidée ce matin, à 09.30h par le Père Général, marqua l’ouverture de la 69e Congrégation des Procureurs, à Loyola. Au cours de cette messe, le P. Général prononça l’homélie qui suit :Homélie d'ouverture
P. Peter-Hans Kolvenbach, S.J.L'évangile avec lequel le Seigneur nous accueille en cette Congrégation des procureurs est une scène que saint Ignace a bien aimée. Il l'a introduite parmi les mystères de la vie du Christ dans son livre des Exercices Spirituels. Comme toujours, dans ses trois points, saint Ignace ne se contente pas de résumer simplement cette histoire, mais il oriente notre contemplation vers ce que nous désirons : une connaissance intérieure du Seigneur qui pour moi s'est fait homme, afin que nous l'aimions et le suivions davantage (Ex. 104).
Cette pécheresse qui pour l'évangéliste demeure sans nom est pour saint Ignace la Madeleine, tandis que Simon, qui invite Jésus à sa table, n'est, pour saint Ignace, qu'un pharisien anonyme. Ainsi toute l'attention se concentre sur ce que saint Ignace appelle la conversion de Madeleine (Ex. 282), nullement le moment de sa conversion, mais un épisode d'une vie
entièrement donnée au Seigneur par un mouvement de conversion continue. De toutes les paroles de la discussion à table et de la parabole des débiteurs saint Ignace ne retient que les seules paroles adressées à Madeleine louant sa foi et son amour. Madeleine, elle ne dit rien : l'amour doit se mettre dans les actes plus que dans les paroles (Ex. 230). En présence du Seigneur, qui a été pour elle la Bonté, Madeleine ne peut que pleurer, baiser ses pieds, les essuyer avec ses cheveux et les oindre avec un parfum choisi, plutôt destiné à une onction sur la tête. Peu importe sa geste plus humble aux pieds du Seigneur, elle a aimé beaucoup, pour cette raison beaucoup a été pardonné. Madeleine est rassurée : ta foi t'a sauvée, va en paix (Ex. 282).
En contemplant ainsi avec saint Ignace le mystère de la conversion continue d'une Madeleine que la main du Christ touche, que sa voix rejoint et que sa grâce soutient, une Congrégation des procureurs se rappelle qu'elle n'est pas un conseil d'administration élargie d'une multinationale, mais une compagnie d'hommes que le Seigneur s'est choisis pour continuer son entreprise évangélique, en nous associant à sa mission dans le monde pas par un contrat mais par un oui à sa personne. Cette mission de rendre présent, parmi croyants et non croyants, le Christ chaste, pauvre, obéissant, orant et missionnaire est, comme dans le cas de la Madeleine, une question de relation personnelle, de foi et d'amour. Se réalise en nous comme en Madeleine ce mystère que nous nous savons bien pécheurs, et malgré tout appelés à être compagnons de Jésus, pour annoncer au monde la paix qui vient du Père, le don de soi pour la vraie vie du monde dont témoigne le Fils et la joie qui est fruit de l'Esprit.
La parole de Notre Seigneur et la geste de la Madeleine, signe d'une surabondance de gratuité, nous disent que, lorsque nous nous penchons sur l'état de la Compagnie, nous devons nous interpeller et interroger au sujet de notre foi qui sauve, de notre amour qui pardonne. La mission du pécheur réconcilié est mission de réconciliation : l'ouvre de la foi qui fait la justice; le don gratuit de l'amour du Christ (CG 34, 538). Où en est notre foi dans la mission du Christ, dans sa manière d'annoncer la bonne nouvelle aujourd'hui ? Où en est notre amour de contemplatifs du mystère du Christ et de son église dans une action apostolique qui, dépassant l'utilité et l'efficacité, garde la gratuité de ce parfum de grand prix répandu sur les
pieds de Jésus par pur amour ?En célébrant cette eucharistie -très grand signe de son amour (Ex. 289)-, prions afin que cette Congrégation des procureurs renouvelle la foi et l'amour de chacun de nous et de toute la Compagnie, afin qu'elle devienne une « societas amoris », uniquement vouée au Père, saisie par le Christ, animée par l'Esprit pour le salut de notre monde.
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69a Congregación de Procuradores
Oficina de Prensa e Información S.J.
N. 2 - 18 Setiembre 2003
Presidia por el Padre General, la Eucaristía concelebrada en la mañana del 18 de settembre, dio comienzo en Loyola a la 69 Congregación de Procuradores. Durante la Misa el Padre General pronunció esta homilía:
Homilía de apertura
P. Peter-Hans Kolvenbach, S.J.
El evangelio con que nos recibe el Señor en esta Congregación de Procuradores es una escena cara a San Ignacio. La introduce en su libro de los Ejercicios Espirituales entre los misterios de la vida de Cristo. Como siempre, en sus tres puntos, San Ignacio no se contenta con resumir simplemente la historia, sino que orienta nuestra contemplación hacia lo que deseamos: conocimiento interno del Señor que por nosotros se ha hecho hombre para que más le amemos y le sigamos (EE 104).
A esta pecadora, que para el evangelista no tiene un nombre, San Ignacio la llama la Magdalena, mientras que Simón, que invita a Jesús a su mesa, no es para San Ignacio más que un fariseo anónimo. De esta manera, toda la atención se concentra en lo que San Ignacio llama la conversión de la Magdalena (EE 282), no en el momento de su conversión sino en un episodio de una vida enteramente dedicada al Señor por un movimiento de conversión continua. De todas las palabras de la discusión a la mesa y de la parábola de los deudores, San Ignacio sólo entresaca las palabras dirigidas a Magdalena, alabando su fe y su amor. Magdalena no pronuncia una palabra: el amor se debe poner más en las obras que en las palabras (EE 230). En la presencia del Señor, que para ella ha sido la misma Bondad, Magdalena no puede sino llorar y besarle los pies, enjugarlos con su cabello y ungirlos con un perfume escogido que se emplea para ungir la cabeza. Por encima de su humilde gesto a los pies del Señor, ha amado mucho y por eso se le ha perdonado mucho. La tranquiliza: tu fe te ha salvado, vete en paz (EE 282).
Contemplando así, junto con San Ignacio, el misterio de la conversión continua de una Magdalena a la que toca la mano de Cristo, a quien llega su voz y sostiene su gracia, la Congregación de Procuradores debe recordar que no es un consejo de administración ampliado de una multinacional, sino una compañía de hombres escogidos por el Señor para continuar su empresa evangélica, asociándonos a su misión en el mundo no por medio de un contrato sino de un SI a su persona. Nuestra misión de hacer presente entre creyentes y no creyentes al Cristo casto, pobre, obediente, orante y misionero, es como en el caso de la Magdalena cuestión de relación personal, de fe y de amor. En nosotros, como en ella, se realiza el misterio de que nos reconocemos pecadores y, a pesar de todo, llamados a ser compañeros de Jesús para anunciar al mundo la paz que viene del Padre, el don de sí para la verdadera vida del mundo de que el Hijo da testimonio, y el gozo que es fruto del Espíritu.
La palabra de Nuestro Señor y el gesto de la Magdalena, signo de una superabundancia de gratuidad, nos dicen que, al examinar el estado de la Compañía, debemos interpelarnos y preguntarnos acerca de nuestra fe que salva, de nuestro amor que perdona, La misión del pecador reconciliado es la misión de la reconciliación: el trabajo de la fe que obra la justicia; el don gratuito del amor de Cristo (CG 34, d.26, 4). ¿Cómo anda nuestra fe en la misión de Cristo, en su modo de anunciar la Buena Nueva hoy? ¿Cómo anda nuestro amor de contemplativos del misterio de Cristo y de su Iglesia en una acción apostólica que, yendo más allá de la utilidad y la eficacia, guarda la gratuidad de este perfume de gran precio, derramado por puro amor sobre los pies de Jesús?
Al celebrar esta eucaristía –“en grandísima señal de su amor” (EE 289)– oremos para que nuestra Congregación de Procuradores renueve la fe y el amor en cada uno de nosotros y de toda la Compañía, a fin de que sea “compañía de amor”, dedicada exclusivamente al Padre, poseída por Cristo, y animada por el Espíritu para la salud de nuestro mundo.
(Original en Francés)
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69a Congregazione dei Procuratori
Ufficio Stampa e Informazione S.J.
N. 2 - 18 Settembre 2003
Presieduta dal Padre Generale, l’Eucaristia concelebrata nella mattina del 18 settembre ha dato l’avvio a Loyola, in Spagna, alla 69a Congregazione dei Procuratori. Durante la Messa Padre Kolvenbach ha pronunciato la seguente omelia:
OMELIA D’APERTURA
P. Peter-Hans Kolvenbach, S.J.Il Vangelo col quale il Signore ci accoglie in questa Congregazione dei Procuratori è una scena che Sant’Ignazio ha molto amato. E l’ha inserita tra i misteri della vita del Cristo nel suo libro degli Esercizi Spirituali. Come sempre, nei suoi tre punti, Sant’Ignazio non si accontenta di riassumere semplicemente il racconto ma orienta la nostra contemplazione verso ciò che noi desideriamo: una conoscenza interiore del Signore che per noi s’è fatto uomo, perché più lo amassimo e lo seguissimo (Es. Sp. 104).
Questa peccatrice che per l’evangelista non ha nome, è per Sant’Ignazio la Maddalena, mentre Simone, che invita Gesù alla sua tavola, per Sant’Ignazio non è altro che un anonimo fariseo. Quindi tutta l’attenzione si concentra su ciò che Sant’Ignazio chiama la conversione della Maddalena (Es. Sp. 282) non sul momento della sua conversione ma su un episodio di una vita completamente dedicata al Signore con un movimento di conversione continua. Di tutte la parole della discussione a tavola e della parabola dei debitori Sant’Ignazio estrae soltanto le parole rivolte a Maddalena, lodando la sua fede e il suo amore. Maddalena non dice nulla: l’amore si deve porre più nelle opere che nelle parole (Es. 230). Alla presenza del Signore, che per lei è stato la Bontà, Maddalena non può che piangere, baciare i suoi piedi, asciugarli con i suoi capelli, e ungerli con un profumo destinato piuttosto ad essere usato sul capo. Il suo umile gesto ai piedi del Signore non importa, lei ha molto amato e per questo molto le è perdonato. La tranquillizza: “la tua fede ti ha reso salva, va’ in pace” (Es. 282).
Contemplando quindi con Sant’Ignazio il mistero della conversione continua di una Maddalena toccata dalla mano di Cristo, raggiunta dalla sua voce e sostenuta dalla sua grazia, una Congregazione dei Procuratori si ricorda che essa non è un grande consiglio di amministrazione di una multinazionale, ma un gruppo di uomini che il Signore s’è scelto per continuare la sua impresa evangelica, associandoci alla sua missione nel mondo non con un contratto ma con un “sì” alla sua persona. Questa missione di fare presente, tra fedeli e infedeli, il Cristo casto, povero, obbediente, orante e missionario è, come nel caso della Maddalena, una questione di relazione personale, di fede e d’amore. In noi, come in lei, si realizza il mistero di riconoscerci peccatori e, nonostante tutto, chiamati ad essere compagni di Gesù per annunciare al mondo la pace che viene dal Padre, il dono di sè per la vera vita del mondo di cui il Figlio dà testimonianza e la gioia che è frutto dello Spirito.
La parola di Nostro Signore e il gesto dalla Maddalena, segno di una sovrabbondanza di gratuità, ci dice che, esaminando lo stato della Compagnia dobbiamo interpellarci e interrogarci sulla nostra fede che salva, sul nostro amore che perdona. La missione di un peccatore riconciliato è una missione di riconciliazione: è l’opera della fede che fa la giustizia; il dono gratuito dell’amore redentore di Cristo (CG34, 538). A che punto è la nostra fede nella missione di Cristo, nel suo modo di annunciare oggi la Buona Novella? A che punto è il nostro amore di contemplativi del mistero di Cristo e della sua Chiesa in un’opera apostolica che, al di là dell’utilità e dell’efficacia, preserva la sua gratuità di questo profumo di gran pregio sparso per puro amore sui piedi di Gesù?
Celebrando questa Eucaristia, massimo segno del suo amore (Es. Sp. 289), preghiamo affinché questa Congregazione dei Procuratori rinnovi la fede e l’amore di ognuno di noi e di tutta la Compagnia, affinché essa diventi una “societas amoris”, votata unicamente al Padre, posseduta da Cristo, animata dallo Spirito per la salvezza del nostro mondo.
(Originale Francese)
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